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La préparation mentale des athlètes pour les JO (2/2)

04/08/2016

Revenir des Jeux Olympiques sans médaille, quelle déconvenue ! Pourtant, peu d’élus reviennent avec une breloque autour du cou. Pour les malheureux, comment gérer le retour au pays, la défaite et affronter le regard des proches qui croyaient en eux ? Makis Chamalidis, psychologue du sport intervenant au Centre National d’Entraînement à Roland-Garros, nous dévoile les stratégies à mettre en place pour repartir du bon pied. Il travaille notamment avec le sprinteur français Jimmy Vicaut.


On imagine facilement la déception qui peut toucher un athlète lors des JO après une défaite sportive. Comment peut-il rebondir ?


Makis Chamalidis : L’échec fait mal, mais il ne faut pas pour autant le balayer. Il y a d’abord un temps de digestion qui peut prendre du temps puis arrive le moment du regard dans le miroir. Il faut l’analyser et être performant dans son analyse. « C’était le mental », « pas de chance », « il y avait trop de vent »… un sportif défait aux Jeux Olympiques ne peut pas se contenter d’arguments approximatifs. Cela passe par l’action de mettre des mots précis sur les raisons de son échec, quitte à les noter par écrit. Personnellement, je conseille de rédiger une liste démarrant par la phrase « plus jamais ça ». Je m’explique : le sportif va devoir énoncer le plus clairement et le plus sincèrement possible les faits dont il est entièrement responsable. Par exemple, « plus jamais je ne passerai autant de temps à parler aux gens avant une course », « plus jamais je n’oublierai ma marque de fabrique », « plus jamais je ne ferai du copier-coller avec des techniques que j’ai vues chez d’autres joueurs ». Cela peut vous paraitre très banal, mais tout le monde ne le fait pas, et encore plus rares sont ceux qui le font avec précision.


Un athlète qui joue en équipe doit-il aussi se responsabiliser en pointant les erreurs qu’il a commises et qui ont fait perdre son groupe ?


Makis Chamalidis : Dans les sports collectifs, il y aussi une performance individuelle qu’il va falloir évaluer. Tout seul le joueur n’arrive pas toujours à verbaliser ce qui n’a pas été correct. Il a alors intérêt à être entouré des bonnes personnes, qui vont avoir l’intelligence et l’honnêteté de lui dire ce qu’il a raté. Il s’agit d’être lucide sur les actions qui dépendent exclusivement de lui (un contre un, erreurs techniques, penalty…) par rapport aux situations qu’il ne maitrise pas complètement (avoir du temps de jeu, recevoir moins de passes que d’habitude…). Une fois les erreurs analysées, on peut dégager des objectifs de moyens pour la suite comme par exemple soigner son premier contact, se concentrer sur son pied d’appui avant de tirer ou encore se rappeler ses fondamentaux.


Quand un athlète subit une déception, va-t-il avoir besoin de l’affronter seul ? Comment le préparateur mental va l’aider à surmonter cette défaite sportive ?


Makis Chamalidis : En fait, l’athlète va se retrouver principalement seul après une défaite, ce sont des périodes très douloureuses. C’est la raison pour laquelle des champions établissent des règles de vie pour mieux gérer ces moments inévitables au lieu de réagir à chaud. Roger Federer par exemple a établi une règle qui me semble performante, et qui dépasse même le cadre sportif : il ne prend aucune décision importante moins de 24 heures après une défaite. Cela veut dire qu’il a conscience de devoir prendre le temps de l’analyse. En fait, il se protège, et prend le temps de consulter sa « garde rapprochée » pour tirer ses conclusions. Mais tout athlète a-t-il les épaules et l’intelligence pour analyser ce qui s’est passé ? Rien n’est moins sûr. Le staff qui analyse doit lui aussi être sorti de l’émotion de l’événement, car sinon le débriefing ne fonctionne pas. Donc pour rebondir et pouvoir reprendre la compétition, le plus important pour un athlète est d’être capable d’analyser son échec. Cela se fait évidemment à froid, et obligatoirement avec des personnes compétentes et de confiance.


D’après Makis Chamalidis, psychologue du sport ayant accompagné des centaines de sportifs depuis 1994.
Interview réalisée le 15/06/2016.

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