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Devenir mère ne doit pas faire peur aux athlètes : Muriel Hurtis témoigne

04/03/2015

Considérée longtemps par les entraîneurs comme une période trop déstabilisante pour la sportive de haut-niveau, la grossesse était souvent reléguée par les championnes à la fin de leur carrière. Mais de nombreux exemples sont venus prouver qu’il était possible de conjuguer vie de famille et performance. Voici le témoignage de Muriel Hurtis, sprinteuse quadruple médaillée mondiale sur 200m et 4x100m, qui a appris sa grossesse en 2004 lors des JO d’Athènes.

 

Comment avez-vous réagi à l’annonce de votre grossesse ?

Je ne m’y attendais pas, donc sur le coup j’ai été déstabilisée. Je me suis sentie mal, j’ai eu tous les symptômes de la femme enceinte pendant plusieurs jours. J’ai eu tout de suite beaucoup de craintes, j’avais la peur de courir, tout simplement. Peur de mettre en danger l’enfant que je portais.

 

Comment avez-vous vécu votre grossesse par la suite ?

Une fois rassurée que tout allait bien, beaucoup mieux. J’ai couru pendant les quatre premiers mois, puis j’ai arrêté car je n’y voyais plus trop d’intérêt. Attention, j’étais plutôt dynamique mais sans faire de sport. Et je n’ai plus fait attention à mon alimentation, j’ai pris beaucoup de poids, presque 28 kilos ! Cela a sûrement été mon erreur, j’aurais dû continuer le sport plus longtemps.

 

Avez-vous retrouvé votre niveau après votre grossesse ?

Oui, à deux centièmes d’écart, j’ai refait quasiment les mêmes temps qu’avant la grossesse. J’ai repris la compétition 10 mois après la naissance de mon fils, mais il m’a fallu tout de même deux années pour retrouver mon niveau d’avant la compétition.

 

Quels changements positifs retenez-vous de cette période de grossesse et de la reprise de la compétition ?

Ma grossesse m’a permis de comprendre qu’il n’y avait pas que l’athlétisme dans la vie. Mon mental et ma volonté se sont vraiment bonifiés car je relativisais les choses beaucoup plus facilement. Et puis cette période m’a permis de faire une coupure, ce qui m’a peut-être aidé à durer dans ce sport puisque ma carrière a été longue : elle a vraiment commencé en Equipe de France en 1998 et s’est arrêtée l’an dernier [en août 2014, lors des Championnats d’Europe d’athlétisme, où elle obtient une médaille d’or en relais sur le 4 x 400 m, ndlr].

 

Vous conseillez aux jeunes femmes sportives de haut-niveau ou qui pratiquent le sport intensivement d’écouter leurs envies de grossesse, quel que soit le moment ?

On entendait beaucoup dire qu’une femme devait attendre la fin de sa carrière pour tomber enceinte. Maintenant c’est beaucoup moins vrai, on voit des jeunes sportives avoir des enfants pendant leurs carrières et elles ont montré que les deux n’étaient pas incompatibles. Après une grossesse on a même vu des femmes revenir plus fortes qu’avant, je dirais donc que quand une femme sportive de haut-niveau a envie d’avoir un enfant, elle ne doit pas se freiner.

 

Retrouvez notre article "Faire du sport pendant la grossesse" sur le même sujet.

D’après Muriel Hurtis, interviewée le 13/02/2015.

2ISO04803/15 – 03/2015

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