Suivez l'actualité d'ISOXAN®
Actualités

Retrouvez l'actualité de nos sportifs partenaires, des conseils en nutrition et entraînement dispensés par des experts, des témoignages de sportifs professionnels et amateurs sur leurs performances... Le blog ISOXAN® Sport vous conduit au coeur du défi sportif ! Pour encore plus d'actus, rejoignez notre Communauté Sport sur les réseaux sociaux. Ensemble, relevons tous nos défis à 100%.

Toutes les actualités

La récupération musculaire, passage obligé du sportif

21/08/2014

Lors d’une compétition ou d’un entraînement, la dépense d’énergie musculaire est forte. Si l’organisme est bien préparé, les muscles répondent bien à ces sollicitations, mais ils se fatiguent. Dès lors, une bonne récupération est essentielle pour libérer tout leur potentiel et même repousser leurs limites. Entretien avec Sabine Juras, préparatrice physique des « Braqueuses », l’équipe de France féminine de basket-ball.

Qu’entend-on par fatigue musculaire après l’effort ?

Suivant l’intensité et le type d’effort produit par un athlète, celui-ci va rencontrer deux phénomènes de fatigue musculaire bien distincts. Le premier, c’est lorsqu’il court un 400 m par exemple, ses muscles puisent dans la source d’énergie anaérobie lactique (processus de dégradation du glycogène musculaire en absence d’oxygène, ndlr), ce qui provoque la formation d’acide lactique. On dit alors que les muscles s’acidosent. Le sportif ressent alors une douleur vive, ses jambes le brûlent, ce qui l’empêche de courir plus longtemps. Heureusement, cette fatigue peut disparaître assez vite, notamment en enchainant sur un petit footing. Le deuxième type de fatigue, lui, peut survenir de 24 à 48 h après l’effort suite à une sollicitation importante d’un groupe musculaire. Ce sont les fameuses courbatures. Et contrairement à ce que beaucoup croient, cela n’a rien à voir avec l’acidose des muscles : ce ressenti est causé par des micro-déchirures musculaires.

Comment lutter contre les courbatures ?

Sans faire une liste exhaustive, les massages sont très indiqués, mais je recommande qu’ils soient exécutés par des professionnels pour ne pas faire de dégâts. Mon expérience personnelle en équipe de France de basket m’a aussi montré l’effet bénéfique des bains glacés de 10 minutes, notamment lorsque les joueuses accumulent la fatigue des deux entraînements quotidiens. Le soir, nous remplissons des poubelles d’un mélange d’eau et de glace pour amener l’eau à 10 degrés. On remarque que la force explosive des joueuses ne chute pas le lendemain et que leur détente verticale est récupérée plus vite. Attention, ce qui est valable pour la majorité n’est pas optimal pour d’autres. Certaines sportives ne supportent pas le froid et peuvent tomber en syncope lors de ces bains glacés. Même chose pour le port de bas de contention pour récupérer, il y a des joueuses à qui ça fait beaucoup de bien et d’autres qui ne les tolèrent pas. En équipe de France, nous utilisons aussi la physiothérapie, des appareils d’électrostimulation, et la pressothérapie, des bottes qui se gonflent sur les jambes pour drainer la lymphe. Ensuite, la récupération active est également utile. Je pense par exemple à des séances de piscine ou de vélo à faible allure.

Quels sont vos conseils d’hygiène de vie pour améliorer la récupération ?

Tout simplement de respecter son sommeil ! Paradoxalement, je connais des sportifs qui veulent tellement bien faire avec leur programme de récupération qu’ils se couchent à 2 ou 3 h du matin pour pouvoir l’effectuer dans son ensemble. C’est une erreur, car la plus importante des récupérations est passive et se produit quand on dort. Entre 7 et 8 h par nuit, c’est le minimum pour les athlètes de haut-niveau pour que leur organisme récupère. Les sportifs ont tendance à l’oublier alors que c’est essentiel !

Avant de s’occuper des « Braqueuses », la kinésithérapeute Sabine Juras évoluait déjà dans le sport de haut-niveau comme préparatrice physique. Elle a collaboré avec les clubs de basket d’Ekaterinbourg (2ème division russe) et de Nantes-Rezé (1ère division).

 

D’après Sabine Juras, préparatrice physique des « braqueuses », l’équipe de France féminine de basket-ball, interviewée le 10/08/2014

2ISO08209/14. Document établi en 09/2014

Découvrez aussi
Découvrez la gamme
ISOXAN® Sport

Pour vivre le sport à 100% avant, pendant et après l'effort ! En savoir plus