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La tendinopathie rotulienne du genou en hausse chez les basketteurs

15/10/2014

Avec toutes ses phases de saut (45 par match en moyenne), le basket est grand pourvoyeur de tendinopathies rotuliennes (le terme tendinite du genou étant employé de manière abusive). Cette pathologie -assez classique- surnommée le « genou du sauteur», est provoquée essentiellement par les phases de réceptions, quand le genou est très sollicité. Selon François Tassery, médecin directeur national à la Fédération Française de basket en charge des équipes de France, le profil du basketteur touché par cette pathologie a changé. Interview.

Qui sont les basketteurs qui souffrent du «genou du sauteur» ?

Au début de ma carrière, il y a 25 ans, cette pathologie concernait surtout le « vieux » basketteur, celui de plus de 35 ans. Celui-ci finissait très souvent sa carrière avec une tendinopathie rotulienne qui l’obligeait à s’arrêter de jouer par intermittence. Mais depuis quelques années, je m’aperçois que de plus en plus de jeunes basketteurs, dès l’âge de 15 ans, ont des souffrances liées aux tendons rotuliens. Il s’agit surtout de ceux qui s’entraînent beaucoup, avec des cadences de 5 entraînements par semaine en moyenne.

Est-ce dangereux pour leur santé ?

Oui, car plus cette pathologie arrive tôt, plus les risques de récidives augmentent. Et à terme, la jambe entière est mise en danger, le sportif accroît ses risques de rupture d’un ligament croisé sur celle-ci. Le premier épisode de fragilisation du tendon rotulien chez le jeune basketteur doit donc être traité avec extrêmement de soin pour éviter que cette tendinopathie ne revienne. En l’absence de prise en charge, le basketteur a comme réflexe de se réceptionner sur sa jambe valide pour soulager ses douleurs, ce qui est naturel mais pas adéquat. Pour prendre un exemple récent, une jeune basketteuse me disait avoir mal au genou. Nous avons donc réalisé des enregistrements vidéo pour observer ses réceptions de saut. C’était flagrant : pour économiser sa jambe douloureuse, elle s’affalait sur l’autre. A l’examen, le diagnostic était clair, son genou touché montrait déjà une tendance flagrante à une rupture d’un ligament croisé.

Comment expliquez-vous ce rajeunissement du «genou du sauteur» ?

Globalement -et ce n’est pas spécifique au basket-, on sollicite les jeunes athlètes de plus en plus tôt. Et leur charge de travail devient très rapidement importante. Or leurs organismes ne sont pas complètement préparés à cela. Dans le cas des jeunes basketteurs, leurs tendons sont vite fragilisés par l’intensité des efforts demandés. En plus dans notre discipline, nous avons affaire à des personnes de très grande taille, à croissance rapide. Chez les jeunes de 16 ans qui mesurent déjà 2 mètres, les quadriceps antérieurs (avant de la cuisse) sont très rétractés, ce qui est un signe avant-coureur de ce fameux «genou du sauteur».

Y a-t-il une façon d’endiguer ce phénomène ?

Oui, un de nos axes de travail, c’est un renforcement musculaire des quadriceps, des moyens et grands fessiers. Il y a également le gainage. Mais nous demandons aussi aux entraîneurs une grande vigilance sur les réceptions de saut. En gros, chez les jeunes basketteurs, il y a un manque d’alignement hanche-genou-cheville. Ils ont tendance en majorité à s’écrouler quand ils réceptionnent leurs sauts, avec le genou qui part vers l’intérieur, et le tronc qui bascule un peu en avant. Il faut corriger cela. C’est en tout cas le message que la Fédération Française de Basket est en train de faire passer à ses entraîneurs, et en particulier au niveau des pôles de formation.

 

D’après le docteur François Tassery, Interviewé le 05/10/2014

2ISO10410/14 – Document établi en 10/2014

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