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L’entraînement en altitude testé par le tennisman Guillaume Rufin

16/10/2014

Plus on s’élève en altitude et plus l’oxygène se raréfie. Ce phénomène est la pierre angulaire des stages d’entraînement sportif en montagne, qui donnent au corps de l’athlète un véritable coup de fouet. Ces stages sont très prisés notamment en période d’ « affutage » juste avant les compétitions. Guillaume Rufin, tennisman de haut-niveau nous donne son avis sur ces préparations un peu spéciales.

Combien de stages en altitude avez-vous fait ?

J’en ai fait trois : à Tignes (2000 m, Savoie), à La Bresse (1300 m, Vosges) et au CREPS de Prémanon en chambre hypoxique (simulation d’une altitude à 2500 m par extraction de l’oxygène, Jura).

Comment ont-ils été programmés dans votre saison ?

Ils se déroulent sur une quinzaine de jours et généralement en vue d’une compétition. Par exemple, mon stage à Prémanon faisait suite à une longue tournée. Après m’être reposé quelques jours, j’y suis allé pour préparer une compétition qui avait lieu une semaine plus tard.

Avez-vous ressenti les bénéfices de ces stages en haute montagne ?

Oui. Après 10 ou 15 jours passés en altitude avec une bonne intensité physique de travail, je ressentais moins de fatigue de retour dans mon cadre d’entraînement normal. J’étais moins essoufflé et mieux sur le plan musculaire. C’est vraiment sur le plan physique que je vois l’intérêt de ces stages.

Pour nous qui participons à ces stages, c’est sur le court ou lors des séances de footing que nous en voyons les effets positifs. Là, on se rend compte si on a vraiment progressé. Personnellement, je trouvais que je récupérais beaucoup mieux, j’avais moins de courbatures et c’est vrai que quand l’organisme s’est habitué à récupérer en altitude, tout paraît plus simple en conditions normales.

Mais le staff vérifie aussi ces effets, de façon plus objective : à Prémanon, je devais me soumettre à des prises de sang régulières. Et puis le protocole était très précis, le staff prenait mes fréquences cardiaques au lever, couché puis debout. Le tout pour évaluer mon état de fatigue.

Ces stages ont aussi un effet positif pour nous, tennismen, habitués à travailler en solo. Faire des activités inhabituelles en groupe comme des randos à pied ou en raquettes, des sorties en vélo, des run&bike, cela rend l’entraînement plus facile !

Ces effets positifs se ressentent-ils sur la durée ?

Oui. Par exemple, en dehors des stages, j’ai participé à un tournoi pendant 10 jours à 2800 mètres d’altitude à Quito (Equateur), et j’ai eu l’impression de passer les 3 semaines suivantes de cette tournée en les survolant sur le plan physique.

L’arrivée en altitude demande-t-elle un temps d’acclimatation ?

C’est vrai qu’au début, je ressentais une grande fatigue sur le plan cardiovasculaire. C’est pour cela que les charges de travail sont augmentées par le staff de façon progressive, afin d’éviter le trop-plein de fatigue le soir ou même les risques de blessure. Je me souviens avoir été essoufflé simplement en montant des escaliers au début d’un stage. Même tenir une conversation de 15 minutes au téléphone me semblait difficile (rires) !

Guillaume Rufin (24 ans), tennisman professionnel depuis 6 ans, a intégré le top 100 en 2013. Opéré de la hanche en novembre 2013 suite à une série de blessures, il prépare son retour pour cet automne.

 

D’après Guillaume Rufin, interviewé le 16/10/2014

2ISO10210/14 – Document établi en 10/2014

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