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Pousser son enfant sportif à la performance, bonne ou mauvaise idée ?

17/02/2015

Dans leur pratique sportive, les enfants peuvent se construire un cadre de vie épanouissant voire devenir des champions. Les parents peuvent les y aider s’ils trouvent la bonne attitude.

Omniprésents sur la touche des terrains, accompagnants volontaires ou aux abonnés absents, l’investissement des parents varie d’une famille à l’autre. Nous leur livrons ici quelques clés essentielles de l’épanouissement des jeunes dans le sport.

Enfant et sport : respecter le désir de l’enfant

« Un jour, ma meilleure amie a appelé à la maison pour m’inviter à son anniversaire. Mon père a décroché et il lui a dit de ne plus jamais rappeler. Je sais que j’étais l’une des joueuses les plus fortes du monde à cet âge-là mais je vivais un enfer. Je ne souhaite mon enfance à personne. » Le témoignage de la tenniswoman suisse Timea Bacsinszky (48ème au classement mondial en 2014) recueilli dans les colonnes de Tennis Magazine fait froid dans le dos (1). Cette jeune joueuse de 25 ans décrit l’attitude néfaste d’un père avide de gloire et vénal. Elle doit son salut à l’éloignement de son père précipité par le divorce des parents. Certes, cet exemple est extrême, mais il permet de mettre le doigt sur les comportements  à proscrire. L’attitude du parent ne doit surtout pas être guidée par un désir qui soit plus grand que celui de l’enfant. Pas la peine de précéder les recruteurs par exemple, ils sauront trouver les parents s’ils voient en leur progéniture une future star de la NBA.

Trouver sa place pour ne pas déstabiliser l’enfant

Les parents sont utiles au jeune sportif lorsqu’ils donnent de l’amour, encouragent, consolent mais surtout « qu’ils restent des parents ! » Le mélange entraîneur-parent complique la donne. Dans le tennis, c’est un exemple que constate et déplore Makis Chamalidis, psychologue du sport intervenant au Centre National d’Entraînement à Roland-Garros: « quand le papa entraîne, à quel moment va-t-il parler à l’enfant en tant que papa, à quel moment en tant qu’entraîneur ? Cela peut être très confus pour l’enfant si les règles de vie structurantes ne sont pas bien déterminées et surtout si elles ne sont pas respectées. » Il est donc impératif de définir un cadre d’intervention de chacun, et donc des parents. L’escrimeuse Laura Flessel salue aujourd’hui encore l’attitude adoptée par sa mère qui lui a permis de vivre une carrière exemplaire. La championne a apprécié que sa maman ait toujours respecté les choix de son entraîneur, et surtout qu’elle ait su se cantonner à un rôle de « chauffeur, banquier, couturière, coupeur de citron ! ». (2)

Recadrer les mauvais comportements en ouvrant le dialogue

L’enfant peut être déstabilisé par l’attitude en tribunes d’un parent-supporter trop remuant. Cela ne veut pourtant pas dire qu’il faut convaincre celui-ci de rester à la maison les jours de match, mais plutôt de lui expliquer ce qui gêne son enfant. Makis Chamalidis assure que cela demande parfois des  moments de partage et de confrontations : car si l’enfant arrive à dire à ses parents ce qu’il apprécie dans leur comportement dans le cadre sportif et ce qu’il déteste, les non-dits (peur de décevoir, de les blesser) peuvent alors s’effacer pour laisser place à une relation de très grande qualité.

Selon le psychologue du sport, l’enfant de ce genre de parent-supporter peut avoir peur des critiques qu’il va pouvoir recevoir après un match. « Mais si l’enfant sait que ses parents ont convenu avec lui de ne pas aborder à chaud le contenu d’un match, par exemple lors du retour d’une compétition en voiture, et qu’ils parleront plutôt de son attitude et de son plaisir, ce sera déjà une pression dont l’enfant sera libéré. » Et le plaisir pris par l’enfant sur le terrain, quelle qu’en soit la taille et l’importance, pourra être partagé par toute la famille.

 

D’après (1) tennismagazine.fr, consulté le 13/02/2015 et (2) FLYER: Parent d’enfant sportif : et vous, quel parent êtes-vous disponible sur www.charente-maritime.gouv.fr, consulté le 14/02/2015.

D’après Makis Chamalidis, interviewé le 9/02/2015.

2ISO03002/15 – 02/2015

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