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Quelles sont les qualités indispensables pour un coach ?

12/01/2015

Autoritaire, meneur d’hommes, charismatique, participatif… Les stéréotypes collent très vite aux baskets des entraîneurs de sport. Selon Makis Chamalidis, psychologue du sport intervenant au Centre National d’Entraînement à Roland-Garros, un bon entraîneur se doit de cultiver une grande palette de compétences. Sans quoi, impossible pour le coach de pousser ses athlètes au sommet.

Les meilleurs entraîneurs ont-ils une qualité principale sur laquelle repose leur style de management ?

Une qualité unique, ce n’est pas suffisant, quelle qu’en soit l’importance. Par exemple, beaucoup de coachs en athlétisme sont de très bons techniciens et font de cette technicité leur atout principal. Mais le jour de la compétition, ils ne vont absolument pas savoir mettre leurs sportifs en confiance. En revanche, celui qui sait à la fois mener un groupe et faire preuve d’autorité, mais aussi transmettre les contenus de façon pédagogique, rester humain et garder son rôle de coach, voilà la perle rare !

Quelles sont les plus grandes qualités qu’on peut demander à un coach ?

Savoir faire parler les sportifs. Être créatif. Pouvoir utiliser les métaphores dans leur discours. Enfin, il y a ceux qui mettent en confiance. Pour moi, cela n’a pas de prix car notre culture française de la critique laisse beaucoup de place au doute. Les meilleurs entraîneurs sont ceux qui donneront leur chance à des soi-disant seconds couteaux, leur montrer qu’eux aussi ils peuvent y arriver.

Comment les meilleurs coachs arrivent à leur sommet ?

Ce sont des gens qui réfléchissent beaucoup. Prenez un entraîneur comme Claude Onesta [coach de l’équipe de France de Handball, ndlr] : ce n’est pas quelqu’un qui cherche ses mots ; son débit de parole est fluide, il utilise un vocabulaire intéressant. Cela veut dire qu’il a réfléchi à ce qu’il va dire. Il a donc anticipé des situations qui tôt ou tard vont se présenter à lui ou à ses athlètes. Il connaît son cadre de fonctionnement, ainsi il peut même se protéger de ses athlètes qui guettent chez lui le moindre faux-pas pour se déresponsabiliser. Le coach doit proposer de bonnes stratégies et en même temps être plus malin que les sportifs qu’il entraîne.

Et quels sont les défauts les plus courants chez un coach ?

Ne pas savoir gérer les caractères. Prenons l’exemple de la diva ou de l’électron libre, comme Anelka, Cantona, Pérec. Ce sont des caractères forts, ils ont du mal à trouver leur place dans un groupe, ils ont leurs propres lois. La majorité des coachs n’est pas préparée à gérer ces individus. Or le coach doit créer une approche spécifique leur permettant de s’épanouir. D’autre part, parmi les travers des coachs, je remarque qu’il en y a qui parlent trop, qui donnent trop d’informations, trop de consignes. Cela va forcément les pénaliser à terme.

Comment le tandem coach/coaché peut-il fonctionner sur la durée ?

Entre un entraîneur et ses joueurs, c’est comme dans un couple, il faut que le coach ménage une part d’inattendu pour que cela fonctionne longtemps. Je connais une joueuse professionnelle de tennis de 24 ans qui est suivie depuis l’âge de 7 ans par le même coach ; pourtant cela se passe très bien parce que cet entraîneur a compris qu’il fallait qu’il laisse des espaces de liberté à sa joueuse. Ainsi, trois fois par an, elle va s’entraîner avec une autre personne. Ses nouvelles expériences peuvent amener des changements dans ses plans que le coach valide ou pas. C’est plus intelligent selon moi que les coachs qui ne s’adaptent pas et disent « je suis comme ça et je ne changerais pas » : ceux-là ne peuvent pas durer.

Le psychologue Makis Chamalidis et le coach en développement personnel François Ducasse ont co-écrit Champion dans la tête, Editions de l’Homme (2006).

 

D’après le psychologue Makis Chamalidis, interviewé le 17 Septembre 2014

2ISO01401/15 – 01/2015

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