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Slackline en montagne, Théo Sanson se balade sur un fil

16/10/2014

En seulement trois années de pratique de la slackline [lien vers notre article], Théo Sanson est devenu le fer de lance français de cette discipline. Recordman du monde en 2013 avec une traversée de 150 mètres à 60 mètres dans le vide, il est en train de faire de son sport un métier. Rencontre (à terre) avec un jeune homme de 27 ans amateur de grands frissons.

Comment vous êtes-vous mis à la slackline ?

Complètement par hasard. A la suite d’un terrible accident d’escalade, je me suis cassé trois cervicales. J’étais très mal en point, j’avais des douleurs chroniques et j’avais même le statut de travailleur handicapé. Un jour à Grenoble, j’ai découvert des gens qui pratiquaient la slackline et je m’y suis mis. J’ai adoré et de plus toutes mes douleurs ont progressivement disparu (cf. les bienfaits de la slackline dans notre article->lien). Et puis, j’ai vaincu ma peur du vide, tout cela m’a fait énormément de bien. Très vite, j’ai vu des gens qui faisaient des choses extraordinaires en slackline et je me suis dit : « je veux faire comme eux ! »  J’ai rencontré ces personnes et mon aventure dans ce sport a débuté là.

Avez-vous une idée du prochain exploit que vous allez réaliser ?

Oui, je projette une traversée sur une ligne de 300 mètres. Je rappelle que notre sport existe depuis 40 ans, mais les distances ont véritablement explosé ces 10 dernières années, où on est passé de 50 mètres de traversée à 224 mètres actuellement, et ce, grâce à des évolutions matérielles importantes et un plus grand nombre de pratiquants. C’est du travail de préparer ces traversées car désormais ces lignes finissent par être tellement longues que nous devons discuter obligatoirement avec les autorités car elles empiètent sur l’espace aérien ! Dans l’idéal, j’aimerais installer cette ligne dans les gorges du Verdon, c’est le site le plus beau, le plus terrifiant que je connaisse et en même temps celui dans lequel je me sens le mieux.

Vous entraînez-vous tous les jours ?

Avant oui, mais maintenant je dois me reposer plusieurs jours entre deux grosses traversées. La dernière que j’ai faite [170m dans les Gorges du Verdon cet été, ndlr] m’a pris 45mn. Cela paraît court, mais c’est très éprouvant, encore plus pour le mental que sur le physique.

Pourtant vous avez l’air zen quand vous marchez sur la sangle, cela veut dire que vous travaillez spécifiquement cette partie mentale ?

Oui car il faut être calme pendant une traversée. Si c’est le cas, la sangle va nous demander alors peu d’efforts à faire. Si on panique et que notre respiration s’emballe alors tout devient très difficile. C’est pourquoi j’ai prévu mes propres exercices de détente assimilables à du yoga ou à de la méditation. La respiration est fondamentale dans ce sport. Quand on est sur la ligne, c’est comme si la sangle respirait en même temps que nous. Chaque mouvement qu’on va faire, la sangle va nous le renvoyer. Depuis peu, je travaille avec des hypnotiseurs pour ma préparation mentale. Ainsi, je m’entraîne en contexte et hors contexte.

Quelles sont les sensations que vous ressentez en équilibre sur la ligne ?

Pour moi, c’est avant tout un sport de pleine nature. Je vis donc une sensation de plénitude, mais je suis aussi parfois dans un état de résistance intense à quelque chose qui me dépasse. La slackline, c’est une vraie symbolique de la vie. Je pars d’un point A et j’arrive à un point B, et à tout moment, si je ne fais plus attention, je peux tomber. Mais si je tombe et que je me relève, je repars. Et grâce à cette expérience, j’aurais découvert de nouvelles choses.

Qu’est-ce qui peut vous bloquer sur une ligne ?

La peur. La fatigue, aussi. Mais vu l’aspect éminemment mental de ce sport, les conditions environnementales comptent beaucoup : la météo, bien sûr ; mais aussi les personnes qui m’entourent, que ce soient des amis, des journalistes ou du public. Cela peut rajouter du stress qui peut aboutir à un blocage. Et certaines fois, cela peut même venir de moi : c’est une activité qui est tellement sécurisée, que sur des petites distances je peux être tenté de retirer la corde [le leash, la corde de sécurité qui assure le slackliner, ndlr]. Là, il me faut reprendre la main pour me convaincre de ne pas le faire.

Suivez les exploits de Théo Sanson sur son site personnel.

 

D’après Théo Sanson, professionnel du slackline, interviewé le 26/09/2014

2ISO10510/14 – Document établi en 10/2014

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