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Ophélie David reprend sa carrière sportive après sa grossesse : un véritable tremplin pour la skieuse

15/12/2015

A 38 ans, la skieuse Ophélie David tutoie encore les sommets. Médaillée d’argent aux Championnats du monde en Autriche en janvier 2015, la Française s’est affirmée sur la durée dans la très spectaculaire discipline du skicross (parcours de bosses disputé par quatre riders en même temps). Elle revient sur sa grossesse en 1999 qu’elle compare à un réservoir d’énergie inespéré.

A l’époque où vous êtes tombée enceinte, pensiez-vous mettre votre carrière en danger ?

Absolument pas car je ne pensais pas reprendre ma carrière sportive. J’avais ainsi moins de pression par rapport au calendrier des compétitions que d’autres, mais je n‘ai pas arrêté de skier, car je coachais un groupe de skieurs de compétition. Personnellement, j’étais encore sur les skis à parcourir les glaciers jusqu’à 7 mois de grossesse, j’en ai un très bon souvenir. J’ai eu beaucoup de chance car j’ai eu une grossesse très tranquille, où je n’ai pas été malade. J’ai certes pris du poids et j’ai eu des coups de pompe, mais rien d’insurmontable. C’était même un sentiment de bien-être fantastique. Et j’ai finalement repris la compétition quand ma fille a eu 2 ans.

Combien de temps faut-il à une sportive pour revenir à son niveau d’avant la grossesse selon vous ?

Je crois qu’il faut raisonnablement compter 9 mois. Personnellement, j’ai repris le sport trop vite après ma grossesse. J’étais jeune (23 ans, ndlr), et comme ma ligne était revenue je pensais pouvoir retrouver la forme rapidement. Quelle erreur ! Heureusement, ma kiné a testé ma sangle abdominale et m’a fait sentir que mes abdos n’étaient pas refermés, j’avais une crevasse au milieu du ventre (diastasis des grands droits, ndlr)! J’ai donc repris la rééducation périnéale depuis le début puis la rééducation abdominale. Je n’avais jamais imaginé les conséquences physiques de la grossesse et de l’accouchement. Il faut absolument que les jeunes femmes qui tombent enceinte, sportives ou non, en soient consciente pour s’y préparer au mieux avec l’aide d’un kiné spécialisé. Et surtout ne pas chercher à avoir des abdos « tablettes » le plus vite possible, c’est un piège ! Il y a une extrême nécessité d’en parler car le sujet reste tabou, il faut travailler les abdominaux seulement quand les rééducations périnéales et abdominales sont faites, par un travail de gainage des muscles profonds –même avant la grossesse, en prévention-. Sinon, les conséquences d’une reprise trop rapide peuvent être handicapantes, je pense notamment aux problèmes d’incontinence urinaire d’effort (IUE) ou aux descentes d’organes.

Pourquoi les grossesses sont tant saluées chez les sportives de haut niveau ?

Le fait que les entraîneurs soient essentiellement des hommes est à la base de cette situation selon laquelle une athlète-mère qui réussit reste une anomalie. Ils ne se sentent pas concernés et peuvent être rapidement désemparés face à ce changement dans la vie de leur athlète. C’est souvent par méconnaissance de certaines choses comme la musculation du périnée, notamment par les méthodes du pilates. Ils ne savent pas quel discours tenir ni quelles adaptations mener, et pensent que la carrière de leur championne est terminée. Bien entendu, c’est faux, mais c’est encore une idée très répandue dans le milieu sportif, et même les femmes le pensent d’ailleurs.

Quels sont les effets positifs que vous attribuez à votre grossesse ?

Personnellement, c’est un événement qui m’a nourrie et c’est encore le cas. C’est une vraie force d’être parent et sportif, ça donne une énergie de dingue ! Sur le plan mental, cela m’a beaucoup aidée, car ça a décuplé ma motivation. Quand je quitte la maison pour une compétition, je ne le fais pas pour des clopinettes, si je pars c’est pour gagner !

D’après la skieuse Ophélie David, médaillée d'argent aux épreuves de Ski-Cross aux Championnats du Monde de ski acrobatique 2015.

Interview réalisée le 19/10/2015.

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