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Sport et visualisation mentale : comment le sportif scénarise son match ?

15/10/2014

Il est possible d’entraîner son cerveau à vivre « pour de faux » des situations avant de les retrouver « en vrai » sur le terrain. Cette méthode d’entraînement se nomme la visualisation mentale. Le point sur cet outil utilisé principalement par les préparateurs psychologiques de sportifs.

On s’en souvient tous : déconcerté par les provocations verbales de l’Italien Marco Materazzi, le footballeur Zinedine Zidane voit rouge et prend un carton de la même couleur. Résultat : défaite des Bleus en finale de coupe du monde (2006). Mais si Zizou avait suivi l’entraînement par visualisation mentale pour le préparer à d’éventuelles provocations, l’histoire aurait-elle pu être changée ? La question se pose…

Mais d’abord, qu’est-ce que la visualisation mentale ?

La psychologue Emilie Pelosse Beaudoin la définit dans son article Les Habiletés d’imagerie : fondements théoriques et aspects pratiques (Janvier 2011). Selon elle, la visualisation « consiste à imaginer une action à venir dans les meilleures conditions de réussite. » Elle précise: « C’est une reconstruction mentale active de l’expérience. »

En effet, certains apprentissages peuvent très bien être travaillés en dehors des entraînements physiques. Par exemple, la mise au point des gestes parfaits, qui est certainement l’une des utilisations les plus courantes de la visualisation mentale. Ainsi, l’ex-champion de rugby Jonny Wilkinson y avait recours pour perfectionner ses coups de pieds de tir au but. Makis Chamalidis*, préparateur mental au Centre National d’Entraînement à Roland Garros, lui, raconte que de la même façon certains grands tennismen « se réveillent la nuit pour travailler le coup droit qui leur échappe sur le moment.»

Mettre en place des scénarios.

Cette méthode s’avère aussi très performante quand il s’agit de répondre à des situations attendues. Une balle de break à défendre ? Un coup raté deux fois de suite ? Pas de problème, nous assure Makis Chamalidis, si ces actions ont déjà été envisagées mentalement. De façon pratique, le sportif prépare une liste où il commence par énumérer ce qu’il a prévu dans un maximum de phases de jeu. « C’est comme un film culte dans lequel joue le sportif, poursuit l’expert en coaching. Il sait déjà quelle réplique va arriver et à quel moment, comment il va falloir qu’il prononce la sienne et avec quel ton. Ainsi, il ne perd pas ses moyens ! »

Ce préparateur mental a une méthodologie très concrète.

« De façon pratique, je demande aux sportifsde prendre des notes afin qu’ils verbalisent ce qui dépend d’eux et ce qui dépend de l’extérieur. » Cela leur permet de « compartimenter dans leur tête ce qui se passe au présentet d’éviter de dépenser inutilement leur énergie. » Makis Chamalidis prend un exemple extrême de la provocation : un joueur de tennis peut profiter que l’arbitre ne regarde pas pour donner un coup d’épaule au changement de côté. Certains seront complètement déstabilisés et sortiront de leur match. Il assure : « Si le joueur a préparé une parade pour répliquer à ce coup d’épaule, c’est l’autre qui va être surpris, et ce n’est plus le même match ! »

Ne pas surévaluer la technique de visualisation mentale.

Il faut absolument qu’il y ait un lien entre la compétition vécue et la visualisation. Makis Chamaldis raconte avec ironie : « J’ai vu des préparateurs demander à un sportif d’imaginer qu’il est sur une plage idyllique 10 minutes avant de rentrer dans un stade où il allait être sifflé. Je ne vois ni le lien, ni l’intérêt ! »

Enfin le préparateur tient à indiquer que la visualisation mentale n’est pas adaptée à tous les athlètes. Selon lui, cela ne sert à rien de l’utiliser pour un athlète qui n’a pas la maturité nécessaire. « S’il n’a pas réglé un certain nombre de problèmes d’ordre psychologique, il peut faire autant de visualisation qu’il veut, il n’arrivera pas à grand-chose ! » Et Zizou dans tout ça ? Avait-il cette maturité pour pouvoir bénéficier des bienfaits de la visualisation ? Mystère… En tout cas, une chose est sûre, il doit souvent se rejouer cette action éliminatoire dans sa tête. Mais c’est un peu tard !

 

D’après Makis Chamalidis, l’auteur avec François Ducasse de Champion dans la tête paru aux éditions de l’homme en août 2006. Interviewé le 26/09/2014

2ISO10309/14 – Document établi en 09/2014

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