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Burnout : les sportifs sont aussi touchés !

21/10/2015

Le sport fait du bien à notre mental mais dans certains cas il peut aussi l’épuiser et entraîner un burnout. Dans le milieu du sport, la performance est jugée en permanence, ce qui laisse peu de place à l’expression d’un éventuel mal-être. Comment ne pas tomber dans le piège du silence, et redresser la barre au bon moment ? Explications de Makis Chamalidis, psychologue du sport intervenant au Centre National d’Entraînement à Roland-Garros.

Quelle est votre définition du burnout sportif ?

Le burnout est un syndrome que l’on retrouve chez les sportifs qui ont des défaillances dans le management de leur stock d’énergie. Il s’agit plus précisément d’un épuisement physique et mental qui est d’habitude dû à des facteurs comme le surentraînement, le manque de récupération et l’absence de sens dans le projet sportif. Dès que le projet sportif est dénoué de sens, le sportif vacille.

Comment arrive le burnout ?

C’est un processus assez long et lent, amené par le fait que l’athlète n’arrive pas à gérer son stock d’énergie. Son organisation quotidienne n’est pas adaptée à son contexte spécifique et il dépense alors trop d’énergie et s’épuise. Le burnout peut arriver quand le projet sportif n’amène pas l’autonomie nécessaire dont le sportif a besoin pour écouter les bonnes personnes. Quand il est mal entouré, il peut vite subir la loi des autres et dépenser ainsi son énergie dans la mauvaise direction.

Comment un entraîneur ou un proche peut-il déceler le burnout chez le sportif ?

Il faut éviter le surentraînement, et pour cela observer très attentivement le plan d’entraînement et de compétitions. Si on voit qu’il est tellement chargé que l’athlète se blesse plusieurs fois par an, il faut analyser ce qui ne va pas et le corriger. Tout se joue dans cette organisation : c’est ainsi qu’on peut faire respirer l’athlète. Je tiens à attirer l’attention sur ce point, car récupérer, c’est très facile à dire, mais quand il y a besoin de faire un vrai break ce n’est pas simple pour tout le monde. Les profils hyperactifs ont souvent du mal à couper. Et quand il faut créer une vraie rupture pour engendrer chez ce genre de sportifs le manque, afin qu’ils se régénèrent et puissent repartir, certains n’arrivent pas à laisser de côté leurs habitudes (addiction au téléphone, questionnements perpétuels...). Souvent je vois des sportifs qui sont tellement en quête de résultats qu’ils s’entraînent pendant leurs vacances ou leurs moments de coupure. C’est dommage car dans ces cas-là, ils continuent de penser à leurs problèmes. Un golfeur, par exemple, qui a décidé pendant trois semaines de ne pas toucher son club, risque d’être appelé tous les jours pour faire des parties amicales, il doit savoir refuser. Cela signifie qu’il faut dire non à des copains et ce n’est jamais facile.

Peut-on éviter le burnout ?

Il faut considérer le sportif comme quelqu’un qui doit dépenser un stock d’énergie. Et la clé, c’est d’être intelligent dans le management de cette énergie. Pour cela, l’athlète doit se constituer une « garde rapprochée » : une poignée de personnes compétentes à qui il peut faire confiance pour l’aider à prendre des décisions judicieuses et bien gérer son énergie. Ce sont des «garde-fous» qui aiguillent, écoutent, conseillent et protègent. Les meilleurs sportifs ont peu de gens autour d’eux, mais ils correspondent à ces critères-là : mise en confiance et compétence. Cela évite de se retrouver dans des situations où le sportif écoute le dernier qui a parlé. Et cela permet de remettre de l’ordre dans sa tête.

D’après Makis Chamalidis, interviewé le 28/09/2015.

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